Collectif Anti Nuisances L2
Une association apolitique soucieuse de la Santé Publique, 
composée d'associations et de citoyens,
œuvrant pour l’amélioration de la qualité de l'air et du cadre de vie,pour la réduction du bruit, aux abords de la L2, et plus généralement en Métropole AIX MARSEILLE
 

Les protections à la source

30/3/17

Les protections phoniques à la source

Dossier DREAL : Prévention et lutte contre le bruit des transports (2012)
http://www.paca.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/A4_prevention-bruit_9_cle6d387f.pdf
 
  • 87 % des français estiment que le bruit est l’un des critères les plus importants de la qualité de vie avant les espaces verts et la pollution.
  • 43 % des français disent être gênés par le bruit.
  • En France, 80 % du bruit ambiant est dû aux transports
  • L’Organisation Mondiale de la Santé recommande une ambiance sonore de 35dB(A) à l’intérieur des bâtiments.
  • Une isolation en façade peut diminuer l’ambiance sonore jusqu’à 6 dB(A).
  • Un écran antibruit a une efficacité moyenne de 10 dB (A).
  • Un merlon (ou butte de terre) a une efficacité d’environ 6 dB(A). Cette performance peut être améliorée ou diminuée en fonction du matériau utilisé et de la taille de la butte.
  • Un revêtement de chaussée spécifique a une efficacité moyenne de 3 à 4 dB(A), [pouvant maintenant aller jusqu’à 9 dB(A) (affirmation constructeur – actualisation 2016)]
  • La réduction de la vitesse peut avoir une efficacité de 2 dB(A). »
 
Centre d’Études Techniques de l’Équipement du Sud-Ouest
http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-contournement-toulouse/docs/pdf/dossier-mo/Etudes/05_Etude_bruit.pdf
 
Comme spécifié par le décret 95-22 du 9 janvier 1995 relatif à la limitation du bruit des aménagements et infrastructures de transports terrestres, lorsqu'il y a nécessité de concevoir des dispositifs de protection acoustique, les niveaux réglementaires seront obtenus en priorité par un traitement de l'infrastructure ou de ses abords.
 
Situation n°1 = situation de référence



La coupe isophonique transversale (carte verticale) ci dessous d’une route au TN met clairement en évidence l’atténuation des niveaux sonores en fonction de la distance et l’effet d’absorption des ondes par le sol.


 
Le fait de construire une route en remblai a deux effets antagonistes sur le niveaux sonores à son voisinage :

- D’une part, dans la zone proche du remblai, et cela d’autant plus que sa hauteur est importante, il y a création d’une « zone d’ombre », dans laquelle le bruit peut être réduit ; 

- D'autre part, pour des zones plus éloignées, il y a augmentation du niveau sonore par rapport à la situation de référence « route au TN » ; ceci est dû au fait que l’élévation de la source diminue l’effet d’absorption des ondes par le sol

 
 
Le déblai constitue une protection naturelle efficace, le haut de déblai jouant le rôle d’un écran acoustique. L’illustration ci dessous montre l’effet important en terme d’affaiblissement des niveaux sonores, par rapport à la situation « route au TN », d’un déblai de 4 mètres de profondeur
 
 

 Les écrans acoustiques




Le mur acoustique de protection permet d'obtenir des gains moyens de 5 à 7 dB(A) et dans le meilleur des cas, des gains de 10 à 12 dB(A)
Le principe de fonctionnement d’un écran est celui d’un obstacle s’opposant à la propagation du bruit entre la source (le trafic routier) et les réceptacles (les habitations), créant ainsi une zone d’ombre acoustique.


Le fonctionnement d’un écran dépend de plusieurs éléments :

-Transmission :
pour une épaisseur donnée, l’énergie sonore transmise par un écran est fonction des caractéristiques physiques des matériaux constitutifs ainsi que de la technique mise en œuvre.

-Réflexion :
l’énergie sonore réfléchie par la paroi de l’écran soit être maîtrisée pour ne pas augmenter le niveau sonore d’exposition des habitants de la rive opposée. Deux solutions sont, à ce jour, possible : revêtir la paroi d’un matériau absorbant ou incliner la paroi.

-Diffraction 
 
 




 





Les buttes de terre

 
En zone rurale ou en zone périurbaine, la butte de terre constitue la protection souvent privilégiée.
Leur inconvénient essentiel est la consommation importante d'espace (pour une butte de 3 mètres de hauteur, avec une pente de 2/3 et une largeur au sommet de un mètre, l'emprise atteint 10 mètres).
Elles représentent des protections économiques si l'emprise est disponible et si l'on dispose d'excédents de déblais ou de matériaux impropres au réemploi en remblai.
Par rapport aux écrans, elles présentent des avantages sur les plans acoustique et paysager : absence de réflexions vers des zones bâties, surface relativement absorbante, possibilité de végétaliser les abords.
Pour une même efficacité, elles doivent en général être légèrement plus hautes que les écrans. En effet, l'arête est plus éloignée de la voie et le profil en travers de l'obstacle que représente la butte s'oppose moins à la propagation des ondes sonores que dans le cas d'un écran droit.
 
Les gains obtenus par mise en place d'une butte de terre sont comparables au cas des écrans : gains moyens de 5 à 7 dB(A) et dans le meilleur des cas, des gains de 10 à 12 dB(A) en fonction des configurations.

 

Les enrobés de chaussée

http://www.bruitparif.fr/bruitparif/nos-projets/accompagner/bruit-routier-agir-sur-les-pneumatiques-et-les-revetements#.Vr9fh1ThChc
 
Les avancées technologiques de ces dernières années en termes de conception de revêtements de chaussées dits «silencieux» ou «acoustiques» permettent aujourd’hui d’offrir aux gestionnaires d’infrastructures une solution efficace de réduction du bruit du trafic routier.


Si les performances affichées par les fabricants semblent séduisantes, certaines interrogations subsistent pour les décideurs locaux en charge des transports et de l’environnement. Les principaux points d’éclairage attendus concernent : le surcoût potentiel, la compatibilité des performances annoncées avec les conditions de trafic, les performances sur chaussée humide, le vieillissement et la durée de vie, la résistance aux conditions climatiques, les conditions de pose et de maintenance…
 
Le type de revêtement, la texture de surface, l’intégration d’élastomères, le calibre des granulats, l’intensité du trafic routier, la vitesse, le taux de poids lourds et de véhicules utilitaires, les risques de colmatage… sont autant de paramètres qui influent sur les performances acoustiques de nos routes.
 
Il faut également prendre en compte le fait que la mise en œuvre de revêtements de chaussée «silencieux» nécessite la mise en place d’une politique de maintenance adaptée. Néanmoins, bien que les revêtements de chaussée silencieux présentent un surcoût par rapport aux revêtements de chaussées classiques, ils demeurent la plupart du temps la mesure de réduction de bruit la plus économique et la plus efficace pour un nombre important de riverains d’infrastructures routières par rapport aux solutions de couverture, aux écrans anti-bruit ou aux isolations de façades.
 
Les gains mesurés d’un changement de revêtement de type bitumineux «classique» par un revêtement acoustique sont de l’ordre de 3 à 6 dB(A) et peuvent aller jusqu’à 9 dB(A) selon les performances acoustiques du revêtement sélectionné, son âge et les conditions de circulation. Par ailleurs, les technologies dites de couches minces s’avèrent des produits avec une durée de vie acceptable et des coûts modérés pour des caractéristiques de réduction du bruit intéressantes.

Enfin, les résultats de mesures confirment que les revêtements acoustiques nouvelle génération permettent des atténuations sonores significatives dès 40 km/h. Ce constat confirme l’efficacité potentielle de ce type de solution en milieu urbain.
 
Source Groupe COLAS 
 http://www.colas.com/fr/presse-mediatheque/mediatheque/nanosoft-1100220.html
Nanosoft® présente également des qualités d'adhérence élevée : il réduit de 30% la distance de freinage des véhicules…. Grâce à la qualité du liant utilisé, Nanosoft® offre une résistance à l’orniérage très élevée et permet un excellent comportement mécanique des chaussées. L’efficacité acoustique est conservée dans le temps grâce à la formulation et au type de matériaux utilisés. Nanosoft® assure la pérennité des performances.
 
Classement des enrobés de chaussée  silencieux du Groupe COLAS, membre  du consortium  SRL2 :
Nom de l’enrobé silencieux Gain acoustique, selon  la norme NF EN ISO 11819-1 Année de présentation Équivalent ressenti en diminution de trafic Réduction de la distance de freinage
COLSOFT® 5 dB(A) 1995 Entre 50 et 65%  
RUGOSOFT® 7 dB(A) 2005 Entre 65 et 80%  
NANOSOFT® 9 dB(A) 2008 Entre 85 et 90% 30 %

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