Collectif Anti Nuisances L2
Une association apolitique soucieuse de la Santé Publique, composée d’un réseau d'associations et de citoyens,
œuvrant pour l’amélioration de la qualité de l'air et du cadre de vie,pour la réduction du bruit, aux abords de la L2
et plus généralement à MARSEILLE
 
 

Une pétition pour demander à être informés de la qualité de l'air...

Pétition adressée à :
Mme Najat VALLAUD-BELKACEM Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Mme Marisol TOURAINE, Ministre de la Santé des Affaires sociales et.
Mme Audrey AZOULEY, Ministre de la Culture et de la Communication.
Marseillais, exigez d’être informés !
 
Quotidien La Provence du 27 janvier 2017
« Pollution : Marseille s’en sort bien ! La ville passe entre les particules
Marseille semble avoir miraculeusement échappé au grand épisode de pollution atmosphérique. »
 
Telle est la petite musique  qui est distillée à Marseille…
 
Or, la réalité est toute autre :
Pour cause de pollution de l’air aux particules fines PM10, la Préfectures des Bouches du Rhône  a actionné à  13 reprises la procédure d’information entre le 1° décembre 2016 et le 27 janvier 2017.
 
La valeur limite pour la protection de la santé étant de 35 fois par année civile, à ce rythme, la loi est bien partie pour être largement outrepassée !
 
De plus, il s’agit d’une valeur  départementale, donc pondérée, alors qu’en serait-il si seule Marseille était considérée ?
 
A titre d’exemple, AirPACA a indiqué un indice de la Qualité de l’Air de 89/100 à Marseille 13012 le 19 janvier 2017.  Si le dispositif préfectoral avait été appliqué à Marseille, le 13012 approchait de la procédure d’alerte !
 
Le CAN L2 demande donc que :
-         Les médias informent quotidiennement des indices de pollution de l’air !
-         Le personnel ayant charge d’enfants soit prévenu en cas de pic !
-         Le corps médical soit  informé !
 
 Le CAN L2 exige une information plus transparente.
 
Soleil !             Vos enfants vont à l’extérieur ?      Hop,  voilà l’indice UV
Air pollué !             Vos enfants doivent faire du sport ?   Pas d’info !
Comprenne qui pourra !
 
Pourquoi les informations régionales (télés et radios), la presse écrite (gratuite et payante) ne diffusent-elle pas l’indice de pollution du jour, pourtant distribué localement par AIRPACA ???
L’indice UV, l’enneigement, sont bien indiqués, pourquoi pas la qualité de l’air qu’on respire ?
Plus de 1000 morts par an imputables directement à cause de la pollution à Marseille (source : INVS) / Un coût annuel entre 342 157 200 € et 427 696 500 € pour la seule ville de Marseille (source : Ministère de l’Environnement). Ce n’est pas assez, il en faut plus ???
 
Pourquoi les établissements recevant des enfants ne sont-ils pas directement prévenus en cas de dépassement des seuils ?
Est-il bien raisonnable, avec un indice à 89 sur 100 de faire du sport à l’extérieur ??
 
Pourquoi les personnels de santé (médecins, infirmiers, hôpitaux, pharmaciens…) ne sont-ils pas alertés et donc plus vigilants les jours de dépassements ??
 
Le CAN L2 a alerté les médias, l’Académie, l’Ordre des Médecins… Rien, aucun retour. Il ne reste donc que la mobilisation citoyenne. D’où cette pétition.
 
Aidez-nous à faire prendre conscience que l’information est la base de tout engagement citoyen. Le public doit être informé pour adapter son comportement à la situation.
Note complémentaire :
La situation de Marseille, quoiqu’on en dise, est catastrophique ! Les pics ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le problème, c’est la pollution de fond.
Ces courbes représentent des moyennes mensuelles (avec donc forcément de grandes variations).
Celles de Marseille et de Nice ne présentent effectivement que peu de pics, mais restent toute l’année à un niveau de pollution compris entre 25 et 35. Celles de Paris ou de Lyon présentent des pics à plus de 40, mais leurs « creux » sont souvent proches de 20… (voir fiche du CAN L2 sur les indices)
En France, la part des effets sanitaires attribuables aux pics de pollution demeure très faible.
 
L’InVS a, par exemple, évalué que parmi les décès toutes causes (hors causes accidentelles) et les hospitalisations pour causes cardiaques attribuables à la pollution par les particules PM10 à Paris entre 2007 et 2010, 7% étaient associés aux «pics» de pollution (dépassement du seuil d’alerte) ; les 93% restants étaient donc attribuables aux niveaux de particules PM10 ne dépassant pas le seuil d’alerte.
 
L’impact sanitaire prépondérant de la pollution de l’air est dû à l’exposition tout au long de l’année aux niveaux moyens de pollution et non aux pics[1]. 
 
[1] - Cf. http://social-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/qualite-de-l-air/article/qualite-de-l-air-exterieur



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